Projet Grenadier Le futur 4×4 Ineos
Le “Defender“ du futur
Désormais planifié pour 2021, le futur 4×4 voulu par le patron d’Ineos, sera produit . Le Grenadier sortira ainsi d’une toute nouvelle usine en cours de construction.
Voulu par John Ratcliffe lors de l’arrêt de la production du Land Rover Defender, le projet de 4×4 lancé par Ineos laissait sceptique… Mais le projet avance et devient plus concret .
L’Ineos Grenadier compte être un « vrai » 4×4 comme l’était le Defender. Il fera appel à un traditionnel châssis séparé, et devrait faire usage de moteurs fournis par BMW…
Un entrepreneur anglais
C’est l’histoire d’un milliardaire qui ne savait pas quoi faire de son argent. «J’aurais pu acheter une équipe de football», s’amuse Jim Ratcliffe, le patron d’Ineos, une entreprise pétrochimique britannique de 17 000 employés. A la place, après une discussion avec des amis un soir de 2015 dans un pub du centre de Londres, il a décidé de se lancer dans la production automobile. Son rêve: relancer le Defender, l’icône historique dont Land Rover a cessé la production il y a deux ans, après sept décennies de bons et loyaux services.
Aujourd’hui, ayant mis sur la table un budget de 650 millions de livres, revoilà Jim Ratcliffe dans le même pub, Le Grenadier – nommé ainsi en l’honneur de la défaite du régiment français des Grenadiers à Waterloo. Cette fois-ci, l’idée commence à prendre forme. A Ineos, une douzaine de personnes s’y consacrent à temps plein, et pilotent près de 500 sous-traitants, qui travaillent au design et à l’ingénierie. Le site internet vient d’être lancé, première phase de la communication auprès du grand public.

Conduite tout-terrain, design et fiabilité
Le chef d’entreprise veut faire passer un message: son travail n’est pas une lubie de milliardaire. «Ce n’est absolument pas un projet de pure vanité. S’il ne rapporte pas d’argent, je serai très contrarié.» Sa vision vient de ses séjours en Afrique, où il se rend régulièrement en vacances. «Sur place, j’utilise toujours un Land Rover. Hors des routes, c’est ce qu’il y a de mieux.» Quand Tata, le propriétaire indien de Jaguar Land Rover, a annoncé qu’il arrêtait la production du Defender, le milliardaire s’est étonné. Il a entamé des négociations avec le constructeur automobile pour voir comment la relancer, mais celles-ci ont tourné court.
Alors, il rêve aujourd’hui de faire le même véhicule, mais en mieux. «Pour les 4×4, il y a un triangle d’or: la qualité de la conduite hors des routes, le design, et la fiabilité. Le Defender maîtrisait les deux premiers, mais il tombait tout le temps en panne. Inversement, le Land Cruiser (de Toyota) est bien hors des routes, ne tombe pas en panne, mais il n’est pas cool. Notre objectif est d’être fort sur les trois points du triangle.»


