Toyota Highlander

Venu des grands espaces 

Rares sont les autos à bénéficier de sept places aujourd’hui. “Bétaillères”, “Cathomobiles”, telles étaient les appellations pas vraiment flatteuses données aux grands monospaces. Aujourd’hui, on les compte sur les doigts d’une main et ils sont bien sûr largement remplacés par les SUV. Celui qui nous concerne est le grand frère du RAV4, que nous n’avions jusque-là jamais connu en Europe. La quatrième génération arrive donc chez nous avec une politiquement correcte version hybride 4-cylindres.

Un tel destin rappelle alors celui de l’un de ses récents concurrents : le Ford Explorer, certes plus généreusement motorisé et traité un peu plus haut de gamme. Le Toyota Highlander complète donc par le haut une gamme de SUV qui devient très complète (Yaris Cross, C-HR et RAV-4).

Le style semble s’approprier les codes des deux derniers cités, reprenant les galbes de l’un et la calandre de l’autre. Si les optiques et la silhouette globale sont très classiques afin de ne rebuter personne aux quatre coins du globe, les nombreuses nervures et rondeurs per- mettent de dynamiser la ligne, de mettre en valeur les passages de roues pour évoquer la robustesse… et d’affiner le profil. Exercice de style plutôt réussi, donc, pour notre grand gaillard, qui est traité plus dynamique et moderne que son frère Land Cruiser, bien plus roturier, sans négliger une face avant conquérante typique du segment qui est si à la mode de nos jours.

Un design intérieur qui progresse également

Le temps passant, on sent que Toyota s’efforce d’arrondir les angles au sein de ses habitacles et de dissimuler la tradition du mobilier japonais très classique, terne et de plus en plus démodé. Le Highlander, en haut de gamme SUV, soigne ainsi sa présentation. On note tout particulièrement l’habillage en alu joliment dessiné de la planche de bord : voilà qui ne fait qu’affiner l’intégration du grand écran tactile. On sera peut-être plus réservé sur les placages en faux bois qui ornent la console centrale et les contre-portes. L’effort de réchauffer l’atmosphère est louable ; le résultat, un brin clinquant, est plus discutable.

Si la présentation est soignée, point de modernisme trop excessif. Aussi le combiné d’instrumentation s’accompagne toujours de classiques cadrans à aiguilles, qui entourent, certes, un écran numérique de bonne taille… et se double d’un affichage tête-haute complet et agréable en roulage. Idem, la finition est sérieuse, mais les plastiques ne sont que peu rembourrés. Le combiné semble montrer que Toyota ne cherche pas non plus la course à l’armement face aux premiums, notamment germaniques. Les interfaces du combiné et de l’écran se modernisent doucement, en étant plus flatteuses à l’œil qu’auparavant. C’est plutôt ergonomique et intuitif, sauf peut-être à déchiffrer, au sein des paramétrages véhicule, les complexes appellations des nombreuses aide à la conduite.

SUV familial par définition

Le Highlander ne manque pas d’espaces de rangement. On apprécie les pratiques rigoles pour ranger son téléphone, côté conducteur sous les aérateurs centraux, devant le passager, et les emplacements sur les contre-portes. Ces téléphones auront le droit à la charge à induction, sous l’accoudoir et au-dessus d’un immense espace de rangement. Il ne manque pas d’espace non plus au deuxième rang, pour le jambes et en garde au toit ; peut-être un peu moins en espace aux coudes pour trois passagers.

Notons les multiples prises USB, comme à l’avant. Les passagers du troisième rang, qui ne devront pas être de trop grands gabarits, profiteront d’un accès facilité par la banquette coulissante, et des dossiers qui s’inclinent également dans la manipulation. Le coffre dispose de 268L minimum sous plage arrière, espace de rangement sous le plancher (27L) inclus, 658L en configuration 5 places avec la banquette à moitié reculée, et jusqu’à 1 909L en configuration deux places, jusqu’au toit, avec un plancher plat. Avis aux déménageurs. 

Toyota Highlander

Agréable, mais un brin sous-motorisée…

4,96 m de long, pratiquement 2 m de large et 2 137 kg sur la balance : le Toyota Highlander n’est pas une ballerine. Et pourtant, on ne souffre pas de l’inertie fréquemment retrouvée dans pareil cas, sur l’Explorer par exemple. C’est plutôt le rétroviseur intérieur par caméra qui interpelle au départ. On s’y habitue. Dépourvue de suspension pilotée ou pneumatique comme ce qui peut se trouver chez les concurrents de même gabarit, l’auto se montre pourtant très confortable pour affronter les dos d’âne de la jungle urbaine.

Très rapidement, on constate cette vieille marotte des hybrides Toyota : l’effet mobylette de l’e-CVT qui fait rapidement monter le régime en stationnaire, sans forcément voir de grands effets sur les performances. L’accélérateur semble plutôt sensible et réactif en mode Normal : ce qui nous amène rapidement dans la zone Power de l’économètre et ses assez rugueuses vocalises ; le mode Eco permet alors davantage de quiétude avec plus de progressivité d’accélérateur, ce qui est parfait pour la ville.

Retrouvez plus d’informations sur le Toyota Highlander hybrid dans le magazine Génération 4X4 n°66

 

Toyota Highlander Hybrid Lounge 
Prix du modèle essayé : 63 800 €
(à partir de 62 500 €)

MOTEUR
Type :
4 cylindres en ligne essence
Electrique : 2 x synchrone à aimants permanents
Cylindrée (cm3) : 2 487
Capacité de la batterie (kWh) : 6,5
Puissance maxi (ch à tr/mn) : 190 à 4 000 + 180 + 54 ch (248 ch combinés)
Couple maxi (Nm à tr/mn) : 239 de 4 300 à 4 500 + 270 + 121
Boîte de vitesses : double train épicycloïdal à variation continue
Transmission : intégrale
Pneus : Continental Winter Contact TS 850 P SUV 235/55 R 20

DIMENSIONS/CAPACITÉS
L/l/h (mm) :
4 966/1 930/1 755
Empattement (mm) : 2 850
Nombre de portes/places : 5/7
Coffre (l) : 658 (banquette mi-reculée)
Garde au sol (mm) : 202
Poids à vide (kg) : 2 137
Poids tractable (kg) : 2 000
Vitesse maximale (km/h) : 180
0 à 100 km/h (s) : 8,3
Consommations constructeur (l/100 km) :
Mixte/urbain/extra urbain : 7,0/100/n.c./n.c.
Autonomie en mode électrique : n.c.
Emissions de CO2 (g/km): 158

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