Audi SQ5

Lors du cru 2017 de nos essais à la neige, l’Audi Q5 nous avait quelque peu déçus : sa transmission quattro, pourtant si réputée, peinait sur terrain glissant. Mais il faut se souvenir que le constructeur d’Ingolstadt n’a jamais eu pour vocation de produire des franchiseurs. Son aura, le quattro l’a remportée en se couvrant de lauriers dans les rallyes internationaux. Sa raison d’être, c’est d’offrir la meilleure motricité pour aller vite dans les virages. Pas de lever la patte dans un croisement de ponts. Si bien que, au sein de la gamme Q5, c’est finalement peut-être l’Audi SQ5 TDI qui apparaît le plus cohérent avec la philosophie historique d’Audi.

Ici, et contrairement aux 4-cylindres, la transmission intégrale est permanente avec un différentiel central. Par défaut, c’est 60 % du couple qui est envoyé sur le train arrière, pour assurer efficacité et sportivité. Il est possible d’aller plus loin avec le différentiel quattro sport optionnel, qui permet une répartition vectorielle entre les deux roues arrière. Un artifice hérité du grand frère, le SQ7 TDI, et qui aide l’auto à pivoter, à s’extraire d’un virage à l’accélération. Dommage, notre modèle d’essai n’en était pas équipé…

Efficace et facile

L’Audi SQ5 TDI présente un comportement routier typiquement Audi… N’est-ce pas ce qu’on lui demande ? Cela implique une direction au calibrage proche de la perfection et un tempérament très neutre, légèrement sous-vireur à la limite. De quoi permettre un rythme très rapide, même si l’on n’a pas l’entraînement d’un pilote professionnel. Revers de la médaille : les grandes et belles jantes de 21 pouces, chaussées de pneus Pirelli au profil sportif, impliquent un manque de progressivité qui est la contrepartie directe de l’adhérence élevée. Sur un modèle frôlant les 2 tonnes, la physique finit par avoir le dernier mot. Rapide et efficace, le SQ5 TDI demande donc un peu de concentration pour être véritablement mené à la limite. Et, du fait de l’absence du châssis à quatre roues directrices, réservé à son grand frère le SQ7 TDI, on peut même le trouver moins engageant à piloter ; l’équilibre n’est finalement pas si éloigné de celui des versions plus communes du Q5.

Un moteur très agréable

On choisira avant tout l’Audi SQ5 TDI pour son moteur. Il peut paraître étonnant de voir un modèle estampillé S animé par un diesel, mais il s’agit là de la nouvelle politique d’Audi. C’est certes un moyen de proposer aux clients des modèles performants capables de contenir leur consommation (aux environs de 9 l/100 km en moyenne lors de notre essai), mais c’est aussi et surtout une solution pour le constructeur de limiter les dégâts en ce qui concerne les émissions de CO . En effet, en 2020, tous les constructeurs devront s’en tenir à une moyenne de 95 g/km sur l’ensemble des modèles qu’ils ont vendu en Europe.

L’essai complet dans Génération 4X4 N°61.

Audi SQ5 TDI : à partir de 76 980 €

MOTEUR

Type : V6 diesel
Cylindrée [cm3] : 2 967
Puis. max. [ch. à tr/mn] : 347 à 3 850
Couple maxi [Nm à tr/mn] : 700 de 2 500 à 3 100 
Boîte de vitesses : auto à 8 rapports ZF 
Transmission : intégrale permanente
Nbre de portes/places : 5/5
Suspension AV/AR : double triangles/multibras 
Electronique embarquée : ESP, modes de conduite
Stop & Start : oui
Pneus/Jantes : Pirelli P Zero 255/45R20

DIMENSIONS/CAPACITÉS 

L/l/h (mm) : 4 671/1 893/1 635 
Empattement (mm) : 2 824
Garde au sol [mm] : n.c.
Poids à vide [kg] : 1 980
Poids tractable [kg] : 2 400
Vitesse maximale [km/h] : 250
0 à 100 km/h (s) : 5,1
Consommation constructeur (l/100 km) : Mixte/urbain/extra urbain : 6,6/7,5/6,2 
Emission CO2 (g/km) : 172

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